LE CHOC. Dégâts, secours, sylviculture sous perfusion : la rétrospective

28 décembre 1999

« Il était à peine 18 heures, hier, lorsque les premières villes de la presqu'île ont été plongées dans le noir, à l'instar de la région de Saint-Laurent, puis ce furent Lesparre, Pauil-lac, Carcans, Lacanau, Listrac, Soulac... personne n'y a échappé. Impossible. Les précipitations ont débuté dans la matinée de lundi. Les secours savaient que la tempête allait recouvrir le Médoc au fur et à mesure de la journée et les rafales de vent s'accentuer en fin d'après-midi. Mais avaient-ils imaginé que cette tempête allait prendre une telle envergure et se transformer en véritable catastrophe ? »

29 décembre 1999

« Plus de 250 000 personnes, dont 150 000 résidants en zones rurales, étaient encore privées d'électricité, hier soir, en Gironde, malgré tous les efforts déployés par les agents d'EDF, comme ceux d'EGS. (...) Un hélicoptère de l'armée a été réquisitionné et mis à disposition d'EDF pour localiser les lignes tombées et permettre les interventions.

30 décembre 1999

« "De la patience certes, c'est que je demande en priorité, mais aussi de la gentillesse à l'égard des agents de la DDE, des gendarmes et des pompiers. Depuis quatre jours et trois nuits, ils n'arrêtent pas. Un seul exemple, le centre de secours de Lesparre a reçu mercredi 1 200 appels d'interventions", souligne le sous-préfet. »

4 janvier 2000

« Toutes les écoles n'ouvriront pas leurs portes aujourd'hui, premier jour de la rentrée 2000 (...). La tempête n'a pas épargné les groupes scolaires et certains maires ont légitimement refusé l'ouverture des bâ- timents communaux. »

7 janvier 2000

« Notre principale problématique réside dans la partie Médoc Océan. La forêt est dévastée de 90 à 100 % selon les zones. Entre Carcans et Vendays, ce ne sont qu'arbres arrachés, déracinés, étêtés (...). C'est un pan entier de l'économie qui risque de disparaître si rien n'est réalisé et rapidement. »

8 janvier 2000

« Sur le port de Laména, la désolation est omniprésente. Dans certaines maisons, l'eau a atteint 70 centimètres. Certains riverains l'ont vu arriver "à pas d'homme, une sorte de vague d'une cinquantaine de cen- timètres". »

8 janvier 2000

« Une frayeur qui a bien tourné. Où l'histoire d'un papyqui est resté prisonnier dans une ambulance de lundi 23 heures, au mardi 11 heures. Le véhicule était coincé sous les arbres, route du Pin sec à Naujac. L'histoire dit aussi que le monsieur de 80 ans était accompagné de deux charmantes infirmières. Sacré tempête ! »

11 janvier 2000

« "Je ne comprends pas. Quatorze jours après la tempête, aucun abonné n'est raccordé au réseau d'électricité. (...) Le ton monte. S'il le faut, je vais inviter la population à venir manifester devant la sous-préfecture à Lesparre. Non, ça ne peut plus durer". » Citation de Michel Bibey, maire de Vendays-Montalivet.

14 janvier 2000

« Il était 19 h 30 hier, lorsque la lumière est revenue éclairer la maison habitée par les époux Neymond et leurs quatre enfants, à Naujac-sur-Mer. »

15 janvier 2000

« "Ras le bol, coupe Marie-Christine. Quand je rentre le soir chez moi, j'ai froid, je dors tout habillée". » Citation d'une habitante de Montalivet.

29 janvier 2000

« Je lance un cri de détresse pour dire aux hommes politiques que des familles entières sont sinistrées ou ruinées. Il faut les aider à vendre leur bois ». Citation de Pascal Bosq, président local de la DFCI.

(*) Source : l'ensemble de ces extraits sont tirés des archives « Sud Ouest ».

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