HOURTIN.

Gironde vigilante : le front médocain

11093931

Le maire d'Hourtin a ouvert l'assemblée générale de Gironde vigilante en marquant son soutien à Jacky Coste. (photo R. B.)

Plusieurs élus des communes médocaines, mais également de la CUB et du bassin d'Arcachon, s'étaient mêlés au nombreux public des adhérents pour assister à l'assemblée générale de Gironde vigilante, samedi soir, à Hourtin.

La réunion a littéralement tourné au réquisitoire contre la départementalisation des Services d'incendie et de secours, une réforme qui a fait faire « un bon en arrière de quarante ans dans l'organisation et l'efficacité des services de sécurité », tonne Jacky Coste, soldat du feu de 1950 à 1989, et notamment chef de centre à Lesparre et

Plusieurs élus des communes médocaines, mais également de la CUB et du bassin d'Arcachon, s'étaient mêlés au nombreux public des adhérents pour assister à l'assemblée générale de Gironde vigilante, samedi soir, à Hourtin.

La réunion a littéralement tourné au réquisitoire contre la départementalisation des Services d'incendie et de secours, une réforme qui a fait faire « un bon en arrière de quarante ans dans l'organisation et l'efficacité des services de sécurité », tonne Jacky Coste, soldat du feu de 1950 à 1989, et notamment chef de centre à Lesparre et conseiller technique du sous-préfet.

Jacky Coste, 76 ans, actuellement à la retraite, a fondé l'association Gironde vigilante après le drame de l'incendie de Bazas. Christophe Birot, le maire d'Hourtin, a qualifié le président de « vrai combattant pour notre sécurité ». Il l'a assuré de son « soutien dans sa lutte pour que la sauvegarde des personnes et des biens soit équitablement assurée pour tous les Français, urbains et ruraux ».

Une France à deux vitesses

C'est également le sens de l'intervention d'Henri Sabarot, maire de Carcans, qui, « face aux démantèlements de structures qui fonctionnaient parfaitement », rejette « la perspective d'une France à deux vitesses » et demande « le maintien des services publics dans tous les territoires ruraux ». Ajoutant qu'il était complètement solidaire de Jacky Coste, « un chêne indestructible » et de l'action de Gironde vigilante.

Jean-Marie Féron, maire de Saint-Laurent-Médoc, revint quant à lui sur le projet de déclassement du centre principal de secours de Lesparre et « les conséquences graves, humaines et matérielles, qui en découleraient », avec la diminution du nombre de sapeurs-pompiers professionnels et « l'inévitable allongement du temps avant leur intervention ». Et de relancer un appel auprès des maires et des conseils municipaux du Médoc pour réclamer « le maintien indispensable du centre principal de Lesparre ». La conclusion revint à Michel Bibey, maire de Vendays-Montalivet, qui ne veut pas que « les drames du passé se reproduisent » et qui assure que « c'est le professionnalisme et l'expérience qui s'expriment à travers Jacky Coste ».

« On peut tout accepter sauf que la sécurité des personnes ne soit pas respectée », développa Michel Bibey qui rappela aussi à l'occasion la mobilisation des élus médocains lors de « l'affaire du docteur Ferracci », médecin urgentiste de la polyclinique de Lesparre qui dénonçait l'insuffisance des moyens au service des urgences.

Auteur : Robert Boivinet